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Min’orée, 2003

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Une scène de marche quotidienne , linéaire, filée à partir de sons extérieurs pris comme correspondants de sons qui surviennent à l’endormissement ou au baillement. On s’ approche de ces phénomènes en en prenant la teinte lointaine, infime, sourde et sifflante.

Les pas du marcheur sont inspirés du pouls dans l’oreille. Le vrombissement du metro et le vent , du tremblement de la pression dû à l’ouverture des trompes d’Eustache, par bâillement. Les cloches , du tintement léger qui peut survenir dans le silence par grande concentration.

Le chant est le passage à ce lieu familier de l’endormissement où les sons s’éteignent et d’autres émergent, balbutiant, qui s’élèvent ou s’effacent selon le degré d’attention en nappes discontinues.

C’est une plage, un bord de mer, où le cœur se promène. Le sifflement est la fondamentale, il traverse tous les rythmes, semble les suivre parfois. Il est chassé brutalement par l’ouverture de l’oreille qui se traduit par la rame qui débouche du tunnel. Il réapparaît plus tard, à un ton plus haut.